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Research Article

Ancient DNA from European Early Neolithic Farmers Reveals Their Near Eastern Affinities

  • Wolfgang Haak mail,

    wolfgang.haak@adelaide.edu.au

    Affiliation: Australian Centre for Ancient DNA, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide, Adelaide, Australia

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  • Oleg Balanovsky,

    Affiliation: Research Centre for Medical Genetics, Russian Academy of Medical Sciences, Moscow, Russia

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  • Juan J. Sanchez,

    Affiliation: National Institute of Toxicology and Forensic Sciences, Canary Islands Delegation, Campus de Ciencias de la Salud, La Laguna, Tenerife, Spain

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  • Sergey Koshel,

    Affiliation: Faculty of Geography, Moscow State University, Moscow, Russia

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  • Valery Zaporozhchenko,

    Affiliations: Research Centre for Medical Genetics, Russian Academy of Medical Sciences, Moscow, Russia, Research Centre for Drug Evaluation, Ministry of Public Health of the Russian Federation, Moscow, Russia

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  • Christina J. Adler,

    Affiliation: Australian Centre for Ancient DNA, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide, Adelaide, Australia

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  • Clio S. I. Der Sarkissian,

    Affiliation: Australian Centre for Ancient DNA, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide, Adelaide, Australia

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  • Guido Brandt,

    Affiliation: Institute for Anthropology, Johannes Gutenberg University of Mainz, Mainz, Germany

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  • Carolin Schwarz,

    Affiliation: Institute for Anthropology, Johannes Gutenberg University of Mainz, Mainz, Germany

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  • Nicole Nicklisch,

    Affiliation: Institute for Anthropology, Johannes Gutenberg University of Mainz, Mainz, Germany

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  • Veit Dresely,

    Affiliation: Landesamt für Denkmalpflege und Archaeologie und Landesmuseum für Vorgeschichte, Halle (Saale), Germany

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  • Barbara Fritsch,

    Affiliation: Landesamt für Denkmalpflege und Archaeologie und Landesmuseum für Vorgeschichte, Halle (Saale), Germany

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  • Elena Balanovska,

    Affiliation: Research Centre for Medical Genetics, Russian Academy of Medical Sciences, Moscow, Russia

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  • Richard Villems,

    Affiliation: Department of Evolutionary Biology, Institute of Molecular and Cell Biology, University of Tartu and Estonian Biocentre, Tartu, Estonia

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  • Harald Meller,

    Affiliation: Landesamt für Denkmalpflege und Archaeologie und Landesmuseum für Vorgeschichte, Halle (Saale), Germany

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  • Kurt W. Alt,

    Affiliation: Institute for Anthropology, Johannes Gutenberg University of Mainz, Mainz, Germany

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  • Alan Cooper,

    Affiliation: Australian Centre for Ancient DNA, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide, Adelaide, Australia

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  • the Genographic Consortium

    Membership for the Genographic Consortium is listed in the Acknowledgments section.

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  • Published: November 09, 2010
  • DOI: 10.1371/journal.pbio.1000536

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Possible conflict between some archaeological data and genetic researches concerning the origin of the neolithic agriculture...

Posted by MARECHAL on 14 Nov 2010 at 22:05 GMT

Dear Clyde, I is possible that there has been a colonization of Europe by the Sapiens african migrants, but it also possible that, after the climatic change in the north of Europe (more consistent than in the Near-East) about eight thousands years B.C., these men were obliged to invent other means for feeding. My archaeological considerations about the begining of agriculture in the north of Sahara (Sahel) lead me to think that these european farmers brought agriculture to Africa.
Please, you can find here a paper in french I wrote on this
question (J.-F. Maréchal, Les Débuts de l’ Agriculture au Néolithique Saharien, dans Le Saharien, 171, 4ème trim., Paris 2004, 37-42). If I translate it in english, it would take too much time. Please, I am very sorry. Perhaps, you can read french! I thank you for your attention.

CONSIDÉRATIONS NOUVELLES SUR CERTAINS ASPECTS
DU NEOLITHIQUE EN AFRIQUE SAHARO-SAHELIENNE

En Afrique, l' agriculture, pour nous en tenir à sa manifestation la plus ancienne, celle du mil, est attestée d' après Pascal Ascot, dès 8000 avant J.-C., à Amekni dans le Hoggar, en Algérie. Et il note qu' une "céramique fine est courante déja au Sahara, bien avant qu'elle n'apparaisse au Moyen-Orient, deux mille ans plus tard" (1). Tels sont, en effet, les résultats des fouilles de Gabriel Camps (CNRS, Université de Provence), sur ce site et aussi, par ailleurs, de Gérard Quéchon (IRD-CNRS- UMR 7041) au Niger, en bordure du bassin du lac Tchad. Ce dernier a découvert à Tchiré Ouma, dans le massif de Termit, "un ensemble d'outils appropriés à une activité agricole", principalement des houes, associé à de la céramique! Les datations radiométriques donnent fin VIIIème et VIIème millénaire! Au moment de sa découverte qui étonna le monde savant, G. Camps a estimé qu'il s'agissait, vu la taille des pollens qu'il a eu la grande chance de trouver dans ce genre d'environnement où les sols sont vite érodés par le vent (à 1, 40 m de profondeur, ce qui a permis leur conservation!), de mil cultivé (pennisetum)! Il voyait là un foyer original de néolithisation autonome, sans doute parce qu'il serait à peine moins vieux que celui du Proche-Orient... Et comme le Néolithique de l'Europe est réputé plus récent, cette culture dite “capsienne saharienne” (du site éponyme de Gafsa en Tunisie, cf. carte n° 2)) aurait essaimé, selon lui, vers le nord par le détroit de Gibraltar pour donner naissance au Capso-sauveterrien (de la région éponyme de Sauveterre-la-Lémance, département du Lot-et-Garonne, cf. carte n° 2) . Mais, si la chronologie européenne continuait d’être rallongée et si le Néolithique européen se révèlait à son tour plus ancien, comme on peut s’y attendre, sa diffusion pourrait s’être faite, alors, à partir de notre continent vers l'Afrique et, en corollaire, si la chronologie orientale continuait d' être raccourcie, vers le Proche-Orient par l'Egypte et l' isthme de Suez!

Cependant, devant les doutes émis par les archéologues africanistes, G. Camps qui qualifie ce site de "plus vieux néolithique saharien", reconnaît que les "preuves formelles de la pratique de l'agriculture ou de la domestication font défaut", mais maintient le qualificatif de Néolithique céramique (2)... G. Quéchon, au contraire, persiste à penser que l'industrie lithique d' Amekni "se révèle particulièrement adaptée au défrichage et au développement d'une activité agricole", même s'il n'a pas eu la même chance de recueillir de pollens ou de graines qui se conservent très rarement en milieu tropical, et qu'il en est de même pour Amekni où la poterie est contemporaine et comparable et où l'industrie lithique, quoique différente, comprend des outils qui sont tout autant en relation avec des pratiques agricoles, à savoir des houes (rebaptisées par G. Camps, pour la circonstance, "plaquettes de grès encochées") (3). L'absence de haches est intéressante à relever, car elle pourrait s'expliquer par l'inexistence de forêts et confirmer la thèse du préhistorien Graham Clark sur l' origine européenne de cet instrument inutile en milieu steppique! Sinon, plus généralement et ailleurs, il semble que le Néolithique n' apparaisse qu' au VIème millénaire au Sahara où il durerait jusqu'au IIème millénaire. Il y serait fondé davantage sur l'élevage que l'agriculture, mais, peut-être, remarque pertinemment G. Quéchon, est-ce parce qu'on retrouve beaucoup plus d'ossements animaux, qui se conservent bien, que de pollens (4)... Il n'en demeure pas moins que le milieu, fait de vastes prairies, est davantage pastoral! Et la céramique, abondante, y serait présente plutôt vers 4500-4000 (datations faites par le C14) (5).

En Mauritanie, l'archéologue R. Vernet estime que la néolithisation se serait faite, en partie et en certains points, sur place, également à partir du VIème millénaire (datation C14), grâce à un épipaléolithique très riche, comme dans le nord de l'Europe. Mais le Néolithique nord-saharien mauritanien ancien, héritier des cultures capsienne et ibéromaurussienne, provient d'Algérie et du littoral marocain (6). Par contre, le néolithique saharien nigérian (région d'Agadez, près de la montagne de l'Aïr), caractérisé par une abondante céramique, se situe dans la première moitié du IIème millénaire (datations C14 calibrées). Le Néolithique sahélien, étudié au sud-est de la falaise de Tigidit, s'est développé un peu plus tard entre les XVIIème et IXème siècles av. J.-C. (datations radiométriques également), avec une poterie différente. Près d'Agadez, sans que l'utilisation du métal soit attestée chez ces populations néolithiques (aucun objet dans les habitats néolithiques) et, donc, curieusement en marge et partiellement en parallèle de celles-ci, ont été mis en évidence par des fouilles un "âge du cuivre", le plus ancien actuellement d'Afrique, allant de 2500 à 1500 environ av. J.-C. (dates calibrées) avec fabrication de bronze et de laiton, grâce à la présence de minerais d'étain et de zinc dans le massif de l'Aïr, et "un âge du fer" où ni les habitats ni la poterie ne se distinguent nettement des sites néolithiques voisins! La persistance de l'usage de la pierre à côté de celle du métal et les mêmes modes de vie ne permettent pas, par conséquent, de parler d' âge chalcolithique ni du bronze (7)! N'y aurait-il pas là, dans ce cas, un apport extérieur, une pénétration de nouveaux arrivants attirés par des richesses minières? Cette coexistence ne pourrait-elle pas s'expliquer par la présence d'immigrants plus évolués qui seraient simplement venus pour exploiter des gisements métalliques, un peu à l'image des colons européens de l'âge moderne cotoyant des populations moins développées? Ce serait ainsi une application de la théorie du "diffusionnisme"! Mais diffusion à partir de l'Europe ou du Proche-Orient? Ou, malgré tout , processus évolutif autochtone et isolé? “Nulle part cependant en Afrique le Néolithique ne semble avoir pris naissance de façon spontanée, remarque le préhistorien Leroi-Gourhan (8).

Quelles considérations permettraient d’envisager une diffusion à partir du nord du continent européen? Pour G. Clark, les habitants de la plaine de l'Europe du Nord, appelés Maglemosiens, entre 9000/8000 et 6000/5000 environ, du nom d'une grande tourbière ("Magle Mose" en scandinave, cf. carte n° 2) située à Mullerup dans l'île danoise de Sjaelland, et Ertebölliens, sur les côtes, contemporains ou plutôt plus tardifs, du nom du site d'Ertebölle, au nord du Danemark, suivaient et amélioraient des procédés et des modèles déja utilisés par leurs prédécesseurs chasseurs du Paléolithique supérieur de la zone septentrionale (9)! En conséquence de cette longue évolution qui est en relation avec un environnement particulier (le recul des steppes froides au profit de la forêt à cause du réchauffement climatique et de la pluviosité) et parce qu’on ne la trouve pas ailleurs, ne pourrait-on pas envisager que les Européens du nord aient transféré leur technologie aux peuples orientaux et nord-africains?

En effet, la culture des chasseurs mésolithiques du sud de la Taïga sibérienne, de la vallée de la Léna et du lac Baïkal présente, selon P. Bosch-Gimpera, "de surprenantes ressemblances avec le Maglemosien baltique" (1O). Le couteau-moissonneur et la faucille à lame de silex, mis au point dès la phase boréale, se répandirent au fur et à mesure de l’expansion des feuillus (surtout le noisetier et le coudrier). Or, ces deux outils dérivent de la technique mésolithique nord-européenne de sertissement d' éclats de silex dans des rainures de manches de bois pour obtenir un tranchant et furent utilisés par les Protonéolithiques natoufiens de Palestine (du site de Wadi Natouf, non loin de Jéricho), chez qui on retrouve aussi les mêmes hameçons barbelés en os)(11). Vers le sud, les Capso-Sauveterriens ont en commun une même industrie microlithique que certains prétendent d'origine africaine et dont l'influence se serait fait sentir jusqu'en Scandinavie par voie littorale! P. Bosch-Gimpera prend l' exemple d' un amas de coquillages de mollusques d'eaux douces et saumâtres, attribué à leur culture, qui a été retrouvé à Muge, à l'embouchure du Tage, au Portugal, et daté au C14 de 7300 (avec une marge d'erreur de 350 ans), pour laisser entendre que tous les nombreux autres amas retrouvés le long des côtes jusqu'en Norvège seraient la marque de l'influence capsienne (12). Mais ce site d'où les microlithes sont absents, à la différence de ceux du nord, est daté seulement de 5400 par L.-R. Nougier qui signale que la couche la plus ancienne du "porche" de Rouffignac, riche en escargots, remonte à 7200 (trois autres sont datées au C14 du VIIème millénaire) et que les "escargotières" de Gafsa sont datées seulement de 6450 (13)... Celles de Sauveterre (abri du Martinet) contiennent des microlithes et se trouvent dans la couche V entre le Tardenoisien I et le Magdalénien V, soit au plus tard vers la fin VIIIème millénaire (comme Rouffignac). Les Maglemosiens, eux également, fabriquent des microlithes, notamment fixés par de la résine à des tiges de flèches en bois de pin et ces hameçons barbelés en os semblables à ceux des Natoufiens de Palestine, alors que les Capso-sauveterriens de Muge font partie d'une culture dite Asturienne qui ne les connaît pas!

Dans ces conditions, ne peut-on pas imaginer d' inverser le sens de cette pénétration? Déja, les prédécesseurs des Capsiens, les Atériens (du site éponyme Bir el Ater en Algérie), ont eu une industrie, selon Leroi-Gourhan, "caractérisée par des pointes unifaciales à pédoncule (Sahara) qui ne sont pas sans présenter des analogies avec des pointes à pédoncules du Préboréal européen" et ensuite il note en Afrique orientale la présence d’un “Subnéolithique analogue à celui de l’Eurasie septentrionale, où la demi-fixation permet le développement d’une céramique à base de jarres à fond conique” et que “ce type culturel est connu du Kénya au Moyen Nil” (14)... Ainsi, il est plausible d' envisager, non seulement, cette diffusion du nord vers le sud et l'est, mais, de plus, son caratère continu! Et si le foyer européen prend la place du Proche-Orient, comme centre de diffusion, il est probable, que ce dernier ait été atteint, non pas par la péninsule des Balkans, mais plutôt par l'Espagne et le nord de l'Afrique ou alors par l'est, en descendant les fleuves russes à travers l' Ukraine, puis en longeant soit les côtes de la Mer Noire et en rejoignant l'Euphrate occidental par le fleuve Choruh, soit les côtes de la Capsienne et en rejoignant l'Euphrate oriental par le fleuve Araxe!

En effet, si l'on regarde la carte de répartition des cultures mésolithiques du "Grösser Historisher Weltatlas" (Bayerisher Schulbuch Verlag, München), il apparaît que toute culture mésolithique est absente des Balkans (le Gravettien le plus méridionnal s'arrête à la région de Karanovo), de Grèce et de l'ouest de l'Asie Antérieure et que le Proche et Moyen-Orient font leur jonction avec l'Aurignacien et avec le Tardenoisien européen , non pas par la péninsule balkanique, mais d'un côté par le Caucase (cf. carte n° 2) et de l'autre par l'Afrique du Nord et sans discontinuité géographique (cf. carte n° 1)(15). Par contre, la Grèce, la Macédoine, les vallées du Vardar et de la Haute-Morava orientale connaissent un Néolithique précéramique et un Néolithique ancien avec élevage (chien, mouton, chèvre, porc), agriculture et poterie (culture de Sesklo) donnant une date C14 très haute à Néa Nikomédia: 6220 av. J.-C. Celui-ci se rattache à la culture danubienne de Körös-Starcevo et en apparaît commme le prolongement vers le sud (cf. carte n° 1). Il ne serait donc pas venu d’Asie Mineure! Toutefois, d' après A. Leroi-Gourhan, il est comparable à celui du Proche-Orient (16)! Mais le problème est que ce Néolithique ancien s'arrête à la Grèce continentale qui serait une sorte de point d'aboutissement et de cul-de-sac et ne se retrouve pas en Anatolie occidentale ni septentrionale. Il y a bien un "hiatus" avec le reste de cette région (le Taurus ou Cilicie) et le "Croissant fertile"! Les jalons intermédiaires manquent et il faut aller jusqu' à Hacilar et Chatal-Hüyük, pour retrouver ce Néolithique ancien... Ce "hiatus", dit des "Balkans", est dû au fait qu' entre ces deux zones, pourtant région importante de passage plus tard, n' ont pas été retrouvées ces mêmes premières traces de cueillette, d'agriculture et de poterie qui soient concomitantes avec l'un ou l'autre foyer innovant, qu’il soit européen ou proche-oriental! Les montagnes balkaniques et anatoliennes et la mer ont-elles pu constituer des barrières? Ce vide demeure, par ailleurs, inexplicable, si, d'après la théorie "diffusionniste" et orientaliste, les innovations étaient venues du Proche-Orient vers l' Europe danubienne par l'ouest de la Turquie, puis vers l'Europe du nord-ouest... De plus, à partir du VIIème millénaire s'ajoute un nouvel obstacle, qualifié même de "barrage infranchissable" par Henri Hubert: les forêts feuillues (17)... Si des influences se sont exercées, elles ont dû plutôt passer, comme pour les cultures mésolithiques, par les côtes méditerranéennes de l' Espagne et de l'Afrique ou bien par l'Ukraine et le Caucase (en longeant les côtes de la mer Noire ou de la Caspienne)! Et là, le long de toutes ces régions, selon la carte préhistorique citée plus haut, les voies supposées de pénétration, surtout du côté occidental, ne connaitraient pas d'interruption de l'occupation mésolithique ni néolithique (sauf peut-être et seulement au Mésolithique et très partiellement, entre le Caucase, la Volga et le Don, ce qui est étonnant, car ce sont des plaines ou plateaux )(cf. carte n° 2)...

Les découvertes archéologiques récentes qui malheureusement sont trop souvent étudiées et interprétées avec des "à-priori" doctrinaux ou en fonction de dogmes, à savoir, par exemple et principalement, que le Néolithique et toutes ses innovations, ainsi que le principe même de civilisation, sont originaires du Proche-Orient, conduiraient cependant à penser que les progrès décisifs de l'humanité ont été plutôt des phénomènes collectifs largement répandus et produits par des circonstances non pas isolées, mais affectant souvent toute une communauté, au moins à l'échelle continentale ou macro-climatique. L' élevage et l'agriculture, par exemple, ont pu apparaître simultanément en plusieurs régions du globe, comme étant des réponses à des changements bioclimatiques, les mêmes causes produisant les mêmes effets... Ce "polygénisme" n'exclut pas, d'ailleurs, que des foyers primaires ou autonomes aient exercé une influence sur des régions moins favorisées ou, à l’inverse, que d’autres régions aient pu connaître une évolution séparée et originale, en “vase clos”.



Notes et références biliographiques:
(1) P. Acot, Histoire du Climat, Perrin, Paris, 2003, p. 122.
(2) G. Camps, Amekni, néolithique ancien du Hoggar, Mémoires du C.R.A.P.E., Arts et métiers graphiques, Paris, 1969, p. 205.
(3) G. Quéchon, Sur une origine des céréales cultivées en Afrique ou les aléas de l'hypothèse scientifique, le site de Tchiré Ouma, Termit, Niger, Mega-Tchad 2002 (consultable et téléchargeable à partir du site internet:<www.uni-bayreuth.de/afrik...>.
(4) G. Camps, Les Relations transsahariennes durant la Préhistoire et la Protohistoire, Archéologie Africaine et Sciences de la Nature appliquées à l'archéologie, Ier Symposium international, Univ. Bordeaux-III, 1983, p. 33.
(5) H. Camps-Fabrer, Le Sahara néolithique: centre d'art mobilier, ibidem, p. 36.
(6) R. Vernet, Le néolithique mauritanien: essai de synthèse, ibidem, p. 81.
(7) D. Grébénart, Le néolithique et l'apparition des métaux, près d'Agadez (Niger), ibidem, pp. 125-139.
(8) A. Leroi-Gourhan, La Préhistoire, Presses Universitaires de France (P.U.F.), Paris, 1968, p. 199-200.
(9) Au sujet des datations, se reporter respectivement à: concernant Maglemose: cf. Nielsen cité par M. Stafford, From Forager to Farmer in Flint: a Lithic Analysis of the Prehistoric Transition to Agriculture in Southern Scandinavia, éd. Aarrhus University press, 1999, p. 18, qui donne les dates au C14: 9000-6400; A. Leroi-Gourhan, Dictionnaire de la Préhistoire, PUF, 1988, fournit une datation au C14 aussi, mais bien plus basse: 7600- 6000; concernant Ertebölle, G. Clark, dans L'Europe Préhistorique, Payot, Paris, 1955. p.307, place le début de cette station "dès le temps de la première transgression de la mer à Littorines", soit entre la forêt de pins et celle de chênes, c'est-à-dire vers 6200/6000 et la fin vers 3000; M. Stafford, op. cit. n. 8, p. 18, donne 5400-3900; A. Leroi-Gourhan, op. cit. pp. 381-382, n. 8, indique que les nombreuses dates au C14, non calibrées donnent le plus souvent 3900-3500; et K. Jennbert, Den Produktiva gavan: tradition och innovation i Sydskandinavien för omkring 5300 ar sedan, Acta ArchaeologicaLundensia, Series 16, éd. C.W.K. Gleerup, Lund, 1984, p. 124, donne une période 4100-3500.
(10) P. Bosch-Gimpera, Les Indo-Européens, Payot, Paris, 1980, p.115.
(11) G. Clark, L'Europe Préhistorique, Payot, Paris, 1955, p. 259.
(12) Op. cit., pp. 108-109, n. 10.
(13) L.-R. Nougier , L'Economie Préhistorique, Que sais-je?, n°1397, P.U.F., Paris, 1970, pp. 59-60.
(14) Op. cit., pp. 145 et 151 pour les Atériens, et p. 199 pour le Subnéolithique, n. 8.
(15) Grosser Historisher Weltatlas, Erster Teil, Vorgeschichte und Altertum, Bayerscher Schulbuch-Verlag, Munich, 1972, p. 2.
(16) Op. cit., p. 171, n. 8.
(17) H. Hubert, Les Germains, Albin Michel, Paris, 1952, p. 195.
E-mail: <francois.marechal1@free.fr>.

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